“Il y en a peut-être un ou deux qui circulent et on vient d’en perdre un. Donc, on vient d’en perdre 50 %, tandis que si un décès se produisait à Montréal, ce serait peut-être un sur 50 000”, note M. Gaudreault.”, cité dans le Nouvelliste.
Finalement, bonne chose qu’il quitte la politique, notre maire est vraiment déconnecté de sa population !
Qu’il vienne seulement faire un tour à l’école Champagnat et il s’apercevra que ses “2 cyclistes” hivernaux ont énormément de clones !
Outre les écoliers qui utilisent le vélo 365 jours par année, plusieurs personnes, dont de nombreux travailleurs font de même, car, La Tuque est une ville de cyclistes !
C’est d’ailleurs l’un des nombreux avantages de notre ville ; tout est à proximité, donc nul besoin d’un véhicule moteur pour vivre à La Tuque. Une bicyclette suffit et en plus, ça ne pollue pas, c’est économique et bon pour la santé.
J’ai habité 20 ans à Montréal et, hormis les quelques messagers à vélo qui commençaient à apparaître les derniers temps, je n’y ai jamais vu qui que ce soit se promener en bicyclette l’hiver. Alors qu’à mon arrivée à La Tuque, il y a quatre ans, en plein hiver, c’est la première chose qui m’a frappé, voir tant de gens utiliser leur bicyclette en toutes saisons. Nulle part ailleurs au Québec je n’ai vu ça.
Sécurité ?
Le maire laisse entendre que l’on va maintenant interdire la bicyclette l’hiver pour des raisons de sécurité. Pourtant, aujourd’hui, la très grande majorité des vélos sont de types tout-terrains, équipés de pneus “d’hiver” à l’année.
De plus, cette décision me fait penser au fameux coroner qui un jour, a décidé que l’utilisation d’une chaloupe avec petit moteur hors-bord était dangereuse pour la santé, compte tenu des quelque 30 décès accidentels annuels au Québec, liés à l’utilisation de ce type de véhicule. Depuis, il faut suivre un cours pour pouvoir utiliser une petite embarcation à moteur, alors qu’il n’est pas obligatoire de suivre un cours pour conduire un véhicule automobile, qui tue et blesse pourtant mille fois plus de personnes !
Combien y a-t-il de cyclistes décédant annuellement de façon accidentelle à La Tuque ? De fait, peut-être devrais-je plutôt demander combien par décennie, si on veut trouver un chiffre entier ?
S’il y avait une hécatombe cycliste annuelle chez nous, peut-être devrions-nous analyser la situation. Je dis bien analyser ; soit compter le nombre de décès selon le nombre d’utilisateurs, selon la période et combien d’autres paramètres dont il faudrait tenir compte avant d’en arriver à prendre une quelconque décision intelligente.
Plus qu’un seul cycliste hivernal à La Tuque ?
Cette décision semble avoir été prise selon le mauvais calcul du maire, qui aurait probablement besoin d’une visite chez l’optométriste. Selon lui, il ne reste qu’un seul cycliste hivernal à La Tuque. Bravo à nos élus pour la décision la plus imbécile qu’ils aient pris depuis longtemps !
Que feront dorénavant tous nos jeunes voisins voyageant à longueur de journée à bicyclette l’hiver ? Attention à eux, les “boubou-cyclettes” les guettent.