Yeah, des compliments de la part d’une banane jaune, ça va bien avec le titre du sujet !
Merci !
Et en voici un autre (complémentaire à Une envie de mythe) :
La dépression des anges
Dans les cages d’incompréhension
De cette vie déjà tracée
Par des gens qui ne savourent que l’été
Pourtant, mon hiver se faisait vert
Prêt à brandir mille épées
Pour la justice et l’éternité
Mais voyant ma hâte, ils ont jeté ma clé
Ils m’ont emprisonné
Pour me protéger qu’ils ont maladroitement expliqué
Et jamais ils n’ont écouté mes stratégies
Leur expliquant le possible de mes envies
Le possible de la vie
Celle qui n’a pas peur
De crier, d’exister
D’être celle qu’elle est
Ils voulaient que je suive leurs pas
Sans détour, sans tambour
J’ai essayé, j’ai été malade
Et ils m’ont demandé de continuer
Et ça m’a presque tué
Mon esprit a chaviré
Mais ils m’ont demandé de continuer
Et de ne jamais m’arrêter
Parce que s’arrêter, c’est mourir
C’est gâcher sa vie
Mais moi je voulais m’arrêter et écrire
Prendre le temps de vivre
Ne pas courir à droite et à gauche dans le vide
Pour me remplir d’insipide
D’un langage que je ne comprends pas
De ces pas qui ne se suivent pas
Je voulais être logique, aider et aimer
Mais ils ne m’ont pas écouté
Malgré mon état, ils ont persisté
“Continue ou gâche ta vie”
Le mal de mon esprit a rejoint mon corps
Mon stress et mon insomnie m’ont détruit
Certains ont fini par comprendre
Que c’était le temps de m’entendre
J’ai pu commencer mon propre chemin
Malgré les forces de l’incompréhension
Qui ont continué de brouiller mes cris
Pour que je ne reste qu’un de leur pion
Je ne me suis toujours pas envolé
Mais je travaille mes battements d’ailes
Vers mon monde d’éternel
Et même sans clé, je me libérerai
S’ils avaient pris le temps de m’écouter
Je serais déjà loin et beau, fier et fort
Mais les barrières sont longues à franchir
Quand les gens sont des murs de givres
Des murs qui ne veulent plus pleurer
Qui ont perdu espoir en l’humanité
Et qui ne veulent pas croire en moi
Ce petit être qui dit pouvoir vivre ici-bas
Ici-bas
Ce monde que tu m’as décris comme gris et impossible
Ce monde que tu pointes si souvent du doigt
Quand la clé n’est que l’évolution, notre souffle doré
Tu m’as appris la peur, à ne faire confiance en rien
Mais ce soir, le vent est parfait
Je pourrais m’envoler, je pourrais respirer
Mais j’attends, j’attends, j’ai appris à être prudent
Je patiente
L’évolution, c’est ça la clé qui me libérera
Et qui j’espère te touchera
Pour que tu m’accompagnes quelque part là-bas
Mais surtout ici-bas
Ce monde à refaire
Ce monde de défis
Que je vais affronter, avec ou sans toi
Même si parfois je me demande
Si ce n’est pas toi le souffle qui me manque
Pour réellement croire en tout ça
Pour réellement croire en moi
Oui, le vent est parfait ce soir
Mais je ne fais pas que patienter
Je ne suis pas guéri
Du présent, du futur et du passé
Mes ailes se sont bien affaiblies
Mais…
Je vais risquer ma vie plutôt que mourir étouffé
C’est la moindre des choses pour nous sauver
Laissez-moi juste le temps
De réapprendre à voler
Dominic Fortin-Charland
10 mars 2009