Désolé, mais je n’y crois pas… Que tout est de la faute des générations précédentes et que les plus jeunes sont plus responsables…
À date, tout ce que je vois, c’est du monde qui suit, comme toujours, le courant. Et, actuellement, la mode c’est de dire qu’on est vert et respectueux de l’environnement. D’ailleurs, les entreprises qui se targuent d’être vertes, plus souvent qu’autrement, ne font que nous lancer de la poudre aux yeux. Très peu d’entre elles ont réellement changé leurs vieilles habitudes ! La majorité continue de dilapider nos ressources et de polluer à tour de bras. La différence, c’est que maintenant, elles ont engagé des entreprises de marketing pour nous vendre leurs bonnes actions. Pour moi, ça ressemble pas mal aux crosseurs, comme, par exemple, le mafioso qui fourre le monde à tour de bras ; tue, viole, vole… mais n’oublie surtout pas de donner quelques millions par année au Vatican. Bravo, on se paie notre paradis !
Tant que les gens n’auront pas une base minimale en biologie, ils ne comprendront pas réellement ce qu’il se passe… D’ailleurs, le plus bel exemple de ce fait, c’est que la majorité des êtres humains croit encore à un dieu ; si tu n’as pas encore compris d’où tu viens et où tu vas…, il y a un problème ! Si tu te penses plus important que les autres êtres vivants et bien, c’est pas demain qu’on sauvera la planète !
Quand je pense à tout le “chiar” qu’on fait pour l’utilisation du papier… Alors que c’est éternel, c’est produit par des êtres vivants… C’est recyclable et biodégradable en quelque trente jours… Pendant ce temps-là, tout ce qui sort du sol, des mines… enfin, tout ce qui n’est pas vivant, donc, pas renouvelable, on en parle peu ! Et, vous me direz qu’aujourd’hui, les gens sont plus responsables ! Mon oeil ! Ils ont accès à plus d’informations, contrairement aux gens plus âgés, mais ne savent toujours pas l’utiliser.
Le lac St-Louis
Localement, regardons le lac St-Louis. Il y a plusieurs décennies (et non “décénnies” comme écrit dans un certain journal…), ce lac n’était plus qu’une flaque d’eau dans un tas de boue. Plus un seul végétal à des rayons à la ronde… Aujourd’hui, nous y retrouvons bien quelques arbres, un peu de végétaux riverains et surtout, beaucoup de gazon, que l’on coupe régulièrement. Bizarre ! Alors que partout au Québec on incite les gens à reboiser et planter des végétaux riverains le long des berges, à La Tuque, en plein centre-ville, on n’en a rien à foutre. Le gazon est régulièrement coupé, à certains endroits, jusque dans le lac. Pratiquement aucune bande végétale riveraine pour filtrer les eaux de pluie.
De plus, il est évident, comme ce lac est plus bas que tout ce qui l’entoure, que son environnement a un impact négatif sur la qualité de ses eaux. Notons, entre autres, les eaux d’égout des résidences autour du lac : comme partout, il y a des fuites et, par gravité, celles-ci se déversent dans le lac. Puis, plus haut, il y a deux anciens lacs sur les terrains de la Smurfit ; difficile de croire que ceux-ci sont sains… Cependant, on peut aisément, contrairement aux imbécilités que l’on nous raconte, croire qu’une partie de leurs eaux polluées se retrouvent dans le lac St-Louis.
Ajoutons à cela que certains riverains ne doivent pas se gêner pour se débarrasser chimiquement des “mauvaises herbes”. Saviez-vous qu’un terrain de golf c’est l’un des pires exemples de protection de l’environnement ? Cette cochonnerie chimique s’ajoute à la soupe délétère du lac St-Louis !
Enfin, il semble qu’à un moment donné, nos élus ont décidé de se débarrasser des barbottes qui foisonnaient dans ce lac, en les empoisonnant. Pourtant, cette espèce est plutôt du type nettoyeur… Des poissons, bouffeurs de végétaux, ça ne ferait sûrement pas de tort à notre petit lac envahi par les algues bleues !
Finalement, notre maire actuel, voulant bien faire… Avant d’analyser ce plan d’eau pour connaître son écologie, a décidé d’investir près de 200 000 $ de nos poches, pour y aménager une plage, il y a quelques années. Pour ce faire, on a remué, sous fortes pressions, le fond du lac, pour nettoyer la plage. Un an plus tard, cet investissement fut perdu ; depuis, impossible de se baigner dans ce lac aux eaux relativement perverses.
Pourtant, il est connu depuis longtemps, que c’est rarement une bonne idée de remuer le fond d’un cours d’eau qui a subi les affronts de la pollution durant des années, alors qu’on risque de ramener à la surface des polluants ayant été “neutralisés” avec le temps, au fond de celui-ci.
Conclusion : c’est pas demain la veille qu’on pourra de nouveau profiter du lac St-Louis. Tant que les connaissances générales de nos élus seront si limitées, notre avenir sera sur la corde raide.
Dire que ce maire qui avait annoncé qu’il quittait il y a peu de temps, risque de nous annoncer qu’en fin de compte, c’était une farce et que finalement, il souhaite poursuivre son règne nonchalant… Nous ne sommes pas sortis du bois !